Technologies environnementales
L'adoption de technologies environnementales novatrices dans l'Ouest
Que sont les technologies environnementales?
Les technologies environnementales servent à prévenir, limiter ou corriger les dommages environnementaux causés à l’eau, à l’air et au sol, ainsi que les problèmes liés aux déchets, au bruit et aux écosystèmes. Elles incluent en outre les technologies propres ou économes en ressources qui réduisent la pollution, diminuent la consommation d’énergie, récupèrent de précieux sous-produits, limitent les émissions et minimisent les problèmes d’évacuation des eaux.
Le secteur des technologies environnementales s’est transformé au cours des dernières années et comprend désormais certaines branches traditionnelles comme l’assainissement et le traitement de l’eau, ainsi que de nouvelles branches d’activité telles que les carburants de remplacement, les nouvelles sources d’énergie (solaire, hydro et géothermique), l’efficacité énergétique, les bâtiments écologiques et les technologies de l’eau, y compris la gestion des écosystèmes. En apportant des solutions aux défis environnementaux, les entreprises de l’Ouest canadien ont su tirer parti des possibilités croissantes de vente de produits et de services environnementaux tant sur les marchés intérieurs que sur les marchés d’exportation.
Quel est le lien avec DEO?
Diversification de l’économie de l’Ouest Canada (DEO) reconnaît que la recherche, l’innovation et la commercialisation dans le secteur des nouvelles technologies environnementales sont essentielles à la croissance économique et à la prospérité futures de l’Ouest canadien.
Il existe en outre dans l’Ouest canadien un lien important entre le secteur des ressources naturelles et celui des technologies environnementales, alors que les producteurs tentent d’adopter des procédés de production à la fois écologiques et rentables.
Conformément à son Cadre de planification stratégique approuvé, DEO vise à soutenir dans l’Ouest canadien le développement d’une économie diversifiée qui repose sur des entreprises et des collectivités dynamiques, concurrentielles et novatrices. Ce cadre définit les technologies environnementales comme l’un des secteurs prioritaires pour l’Ouest. Cette priorité s’aligne sur la stratégie des sciences et de la technologie du Canada de 2007, Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada, qui inclut les sciences et les technologies environnementales dans les quatre secteurs pour lesquels les atouts du Canada en matière de recherche peuvent servir d’appui à la création d’un avantage concurrentiel.
Qu'avons-nous accompli à ce jour?
Investir dans un Ouest durable
En 2008-2009, DEO a investi plus de 20 millions de dollars dans 15 projets qui développent, commercialisent, adoptent ou adaptent de nouvelles technologies et procédés environnementaux. Cet investissement a permis de mobiliser plus de 75 millions de dollars additionnels auprès d'autres sources, entre autres des ministères fédéraux et provinciaux, des établissements de recherche et l'industrie.
De plus, DEO a engagé près de 4 millions de dollars dans 11 projets qui aident le secteur environnemental à renforcer ses capacités et à développer ses marchés. Ces projets ont permis de mobiliser près de 14 millions de dollars additionnels auprès d'autres sources. Voici quelques exemples d’initiatives récentes :
Jim Wassermann (PAMI), Brad Trost (député fédéral), Doug Jones (DEO), David Gullacher (PAMI) et Joanne Forer (PAMI) en train de discuter du travail accompli au Prairie Agricultural Machinery Institute.
- Le Prairie Agricultural Machinery Institute (PAMI), de la Saskatchewan, qui construira un biodigesteur anaérobique utilisant des produits liquides et équipé pour tester des mélanges de matières premières biologiques liées à la production de biogaz (méthane). À côté des matières premières habituelles générées par le fumier, d'autres matières premières comme les carcasses et les déchets d'animaux, sous-produits de l'élevage intensif du bétail, et celles issues des cultures de céréales, des déchets urbains (égouts et ordures) et des déchets de la transformation des aliments peuvent être utilisées. La simplicité de la conception de l'installation rend possible sa construction à une échelle réduite, facile à gérer pour les producteurs primaires, et permet de capturer l'énergie provenant de la biomasse (fumier ou résidus de culture) produite par la ferme, sans avoir à défrayer les frais associés au transport de cette biomasse à une bioraffinerie.
- Le Collège Red River du Manitoba a établi le Centre de formation et de technologie en aérospatiale. Le Centre recherchera de nouvelles façons d'enlever les revêtements aérospatiaux sans danger pour l'environnement. Dans la fabrication aérospatiale, l'enlèvement des revêtements est une des activités les plus nuisibles à l'environnement, plus particulièrement dans le cas des revêtements des corps chauds. En plus d'être dangereux pour l'opérateur, l'enlèvement des revêtements peut produire des déchets toxiques. De nouveaux procédés, notamment l'automatisation, peuvent offrir une façon respectueuse de l'environnement de mettre au point des techniques de fabrication vertes.
- Le Greater Vancouver Sewerage and Drainage District (GVSDD) a acheté, installé et mis en route une exploitation à la fine pointe de la technologie à son usine de traitement des eaux usées de Lulu Island. Les technologies innovatrices issues du projet nommé « BC Bioenergy from Biogas Project » (le projet de bioénergie du biogaz en Colombie-Britannique) permettront à l'usine de convertir plus efficacement les boues, sous-produits des eaux usées, en biogaz qui sera ensuite transformé en électricité ou en chaleur et que l'usine pourra utiliser. En plus de réduire les coûts d'exploitation de l'usine, les émissions et les déchets, ce projet de démonstration servira de modèle à d'autres usines de ce genre pour accroître la productivité et améliorer l'infrastructure publique en Colombie-Britannique et au Canada.
La ministre d’État, Lynne Yelich, assiste à une démonstration d’équipment spécialisé au Centre de formation et de technologie en aérospatiale.
- L’Alberta Water & Environmental Sciences Building (AWESB) de l’Université de Lethbridge effectuera des recherches scientifiques et appliquées menant à la commercialisation de nouvelles technologies de l’eau. Le financement de DEO permettra à ces nouvelles installations d’avant-garde d’entreprendre de nouveaux projets de recherche appliquée portant sur les bassins versants, l’hydroécologie, la qualité de l’eau et la santé publique, la surveillance environnementale, les prévisions hydrologiques et la gestion des ressources hydriques. L’installation offrira un appui aux entreprises canadiennes et aux chercheurs locaux et internationaux en leur donnant accès à des programmes de recherche sur l’eau de grande qualité et en leur permettant de découvrir de nouvelles technologies pour améliorer la sécurité, la qualité et l’approvisionnement de l’eau.
Quoi de neuf à l'horizon?
DEO continuera à investir dans la commercialisation des technologies et à appuyer les partenariats avec l’industrie, les établissements de recherche et les autres acteurs du secteur des technologies environnementales. Dans les années à venir, de nombreuses possibilités s’offriront à l’Ouest canadien d’utiliser ses connaissances et ses capacités, aussi bien dans le rôle de responsable de la gérance environnementale que dans celui d’entrepreneur. Voici quelques-uns des domaines où l’Ouest pourrait être appelé à jouer un rôle :
- la technologie d’assainissement de l’eau;
- les technologies intelligentes de production et d’économie d’énergie;
- les technologies de la pile à combustible et de l’hydrogène;
- la gestion des déchets solides;
- la surveillance environnementale et les réseaux de surveillance;
- la dépollution;
- les services d’experts-conseils;
- la réduction du bruit et l’amortissement des vibrations